Les clochers de Tourmentes

Historique

Les clochers dits "de tourmente" sont limités aux franges du Mont Lozère. Construits dans des hameaux dépourvus d'églises, ces ouvrages servaient à diverses occasions : angélus, glas, appel pour l'école communale, prévention contre les orages de grêle, signal sonore à l'attention des personnes égarées par le brouillard. Ils se limitent aujourd'hui au glas et aux incendies. Ces clochers s'apparentent au type du clocher-mur à baie unique à arc plein cintre et sont dressés sur une base rectangulaire amincie vers le haut. Certains sont munis d'une petite loge pour le sonneur, ménagée dans l'épaisseur de la base. Parfois dotés d'une petite niche où prend place la statue de la Vierge ou d'un saint, ils sont tous chargés d'une croix de fer ou en pierre. Ces ouvrages sont l'oeuvre du 19e siècle. (Informations issue de la base Mérimée)

Sur le flanc Nord du Mont Lozère, on trouve de nombreux hameaux situés à une altitude élevée, et de ce fait exposés à des conditions climatiques plus rudes en hiver, particulièrement exposés aux tourmentes de neige.

Le grand danger pour les habitants et voyageurs de l’époque, était les tourmentes de neige. La neige balayée par un vent violent avait tôt fait de vous faire perdre votre direction.
Aussi les montagnards Lozèriens avaient imaginé et bâti de petits édifices surmontés d’une cloche tintant loin à la ronde pour permettre à l’égaré dans la bourrasque de trouver son salut : "Les clochers de tourmente".

Dès que la tourmente devenait trop violente, les cloches se mettaient à sonner de jour comme de nuit, permettant ainsi aux voyageurs, bergers, muletiers ou villageois égarés de retrouver leur chemin.


"Le clocher de tourmente est aux montagnards, ce que le phare est aux marins."

Les clochers de tourmente semblent être une spécialité typiquement lozérienne. Isabelle Darnas, conservateur à la direction de la culture du Conseil général, nous le confirme. « Je n’ai jamais entendu parler de clochers spéciques dans les Pyrénées ou même dans le Cantal ». Édices protégés depuis 1991, ils font partie du patrimoine rural départemental.

Quelques-uns de ces clochers de tourmente sont visibles à la Fage, à Serviès, aux Sagnes, à Oultet et à Auriac. Il en existe également un en Ardèche à Borne, au pied du massif du Tanargue.


Je vous présente ci-dessous un des plus beau : le clocher des SAGNES, celui-ci est situé dans le hameau des Sagnes, sur la commune de Saint-Julien-du-Tournel.



C’est un beau clocher en granite qui se dresse au cœur de ce hameau traditionnel.


Ils sont tous chargés d'une croix de fer ou en pierre.


La cloche due à la fonderie Paccano à Annecy, porte le nom de Maria Louisa. Sur celle-ci figure une inscription latine : "a fulgure et tempestate liberanos domine" ce qui signifie "de la foudre et de la tempête, seigneur libère nous".



Le clocher des Sagnes est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 17 juillet 1992.




















D'autres clocher de ce type sont visible dans la région :

  • Le clocher de SERVIES.
  • Le clocher d’OULTET.
  • Le clocher de LA FAGE.
  • Le clocher d'AURIAC.





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