Phot Aubrac..

Le festival de Photographie Phot Aubrac s'est déroulé du 20 au 23 Septembre 2018, les expositions se répartissent autour de Nasbinals, Aubrac, Saint-Urcize, Marchastel. soit sur les trois départements de la Lozère, de l’Aveyron et du Cantal.

Pour en savoir plus consulter le Site du festival Phot Aubrac



Exposition au buron des Bouals à Aubrac...



Les expositions sont présentées dans des lieux emblématiques et insolites tels que burons, granges, fermes, habitats, église...


Divers lieux d'exposition du festival...




Réunion avec le photographe Hans Sylvester à la salle "La Rosée du Matin" à Nasbinals...





Paysages d'Aubrac..

Le parcours de cette magnifique région a été l'occasion pour moi de faire quelques photos de ces somptueux paysages.


L'Aubrac est un haut plateau volcanique et granitique français situé dans le centre-sud du Massif central et aux confins des trois départements de l'Aveyron, du Cantal et de la Lozère. Il présente des ressemblances avec le Cézallier et on peut le rattacher comme lui aux hautes terres d'Auvergne. Il est bordé au nord-ouest par les monts du Cantal, à l'est par la Margeride et au sud par les plateaux calcaires des Grands Causses.


Le climat sur l'Aubrac est rude et le plateau est souvent très enneigé l'hiver. Il peut neiger en altitude d'octobre à mai et il peut y geler la nuit presque tous les mois de l'année. Le vent ne rencontre aucun obstacle sur le plateau et balaye la neige, formant des congères parfois énormes qui peuvent rester tard dans la saison (jusqu'en mai-juin).



Le vent dominant est celui d'ouest mais le vent de sud apporte parfois aussi brouillard et mauvais temps sur le sud de l'Aubrac (en particulier lors des épisodes cévenols). Les étés peuvent être chauds mais ils sont souvent orageux.



Les vastes étendues défrichées des pâturages et prairies de fauche sont couvertes de graminées, de légumineuses et de cortèges floristiques favorables aux insectes (orthoptères et lépidoptères notamment), et accueillent à la belle saison pour leur reproduction des oiseaux inféodés aux milieux herbacés : tarier des prés, alouette des champs, caille des blés, pipit farlouse, traquet motteux à la faveur de blocs rocheux ou murets d’épierrement.



Paysages d'Aubrac dans les brumes au petit matin...


L'Aubrac est une étape importante sur la Via Podiensis, l'un des 4 chemins qui mène à Saint-Jacques-de-Compostelle. La via podiensis (ou route du Puy) part de cette localité et passe par Conques après être passée sur l'Aubrac. Cette route coïncide avec le GR 65 et est très fréquentée par les pèlerins à la belle saison.




Les secteurs de lande ou les prairies situées en marge des zones boisées abritent notamment l’alouette lulu, le pipit des arbres, la pie-grièche écorcheur, la pie-grièche grise, espèce encore présente en Aubrac, mais fortement menacée en France à la suite du déclin de ses effectifs.





L'Agriculture en Aubrac..

L'essentiel de l'agriculture en Aubrac alimente la filière de l'élevage bovin allaitant. La race bovine locale "aubrac" est prédominante mais elle revient de loin : elle a été préservée de l'extinction à la fin des années 1970 par une poignée d'agriculteurs qui refusaient de voir disparaître un animal domestique issu de leur histoire commune.



À l'origine, l'aubrac était une race à « deux fins » (élevée à la fois pour le lait et la viande) et donc la principale qualité était la rusticité. De façon globale, son rendement n'était pas excellent ce qui a été subitement considéré comme un handicap à une époque où l'agriculture française s'ouvrait à l'industrialisation.



Face à cette nouvelle situation, les éleveurs s'étaient mis à la croiser avec d'autres races ou cessé son élevage au profit d'autres races à vocation typiquement bouchère.
À la fin des années 1970, le point de vue sur l'aubrac changea. Les éleveurs constatèrent que la race Aubrac disposait d'atouts exploitables (rusticité, fécondité, longévité) qu'il suffisait de savoir vendre. Un programme de sélection efficace visant à produire des animaux de pure race et de qualité fut donc mis en place.



Les troupeaux occupent les pâturages d'altitude du 25 mai (saint Urbain) au 13 octobre (saint Géraud). Ceux-ci viennent des pourtours du plateau et en particulier du nord-Aveyron qui est la principale zone d'origine des troupeaux de bovins transhumant dans le Massif central.

Les pâturages les plus riches se situent dans la zone volcanique ; en zone granitique on trouve aussi de bonnes terres mais le sol est en général moins profond et plus pauvre…


La transhumance est avant tout liée à une nécessité agricole. Cette pratique ancestrale est l'occasion d'un rendez vous annuel festif, les troupeaux de vaches Aubrac prennent le chemin des montagnes pour y estiver de la St Urbain à la St Géraud. A partir du 25 Mai les vaches prennent possession du plateau de l'Aubrac pour paître dans les grands pâturages.




Source des informations : Encyclopédie libre Wikipédia

Les grues cendrées migrent en traversant la France du Nord-Est au Sud-Ouest, et séjournent essentiellement en Champagne (Lac du Der) et dans les Landes, alors que d'autres continuent leur migration vers l'Espagne.





La Camargue n'est pas sur leur zone de transit habituel, toutefois de plus en plus de grues cendrées font étape dans cette région et y séjournent tout l'hiver. Ce phénomène constaté depuis 2006, a été particulièrement important en 2016. Les grues cendrées repartent vers leur site de nidification vers mi-février à début mars.



Dans dans certaines régions telles que les landes, les grues sont attirées par les champs de maïs pour se nourrir des résidus après la récolte de celui-ci, en Camargue se sont les rizières qui leur offrent l'essentiel de leur alimentation.



On peut les observer en grand nombre dans les rizières qui ont été moissonnées mais pas encore labourées.


D'autre part, les grues cendrées sont extrêmement farouches et méfiantes, et ont besoin de grands espaces découverts pour surveiller leur environnement et d'éventuels intrus (prédateurs et photographe...)
Celles-ci sont très difficiles à approcher, et s'envolent dès qu'elles détectent une présence humaine qui se rapproche.





Après le Flamant rose, la grue cendrée pourrait bien devenir l'autre emblème de la Camargue.


Ce sentier se situe au alentour de Fontvieille ; ce village est situé en plein cœur de la Provence des Alpilles, à deux pas de la citadelle des Baux de Provence et de Saint-Rémy de Provence.
Entre le XVIIIè et le XXè siècle le village de Fontvieille vivait au rythme de ces moulins à vent construit sur les promontoires rocheux des collines environnantes. Fontvieille est le village où Alphonse Daudet a écrit les célèbres "Lettres de Mon Moulin".


Le Moulin Tissot - Avon :

Le père Avon et son fils furent probablement les interlocuteurs de Daudet car ils étaient propriétaires du moulin Tissot-Avon, le plus proche du château de Montauban où l’écrivain résidait chez son cousin.
Cette proximité lui valait de fréquentes visites d'Alphonse Daudet qui s'arrétait à ce moulin plus souvent qu'aux autres, c'est le moulin que Daudet connait le mieux. Il a même réellement projeté de l'acheter.





"Ce serait le cas, décidément d'acheter le moulin du père Tissot, je lui en parlerai quand j'irai là-bas. L'honneur m'oblige à avoir un moulin."(correspondance privée A.Daudet)



Le dernier meunier Trophime Avon s'arréta en 1905. Propriété communale depuis 2015, il a été entièrement restauré en 2016.



Le Moulin Ribet Saint Pierre, dénommé "Moulin de Daudet" :

Ce moulin, le plus célèbre fut construit en 1814.Il appartenait au meunier Ribes. Dernier moulin en activité, il fonctionna environ un siècle pour arrêter de tourner en 1915.
Il devient « Moulin de Daudet » en 1935 sur l'initiative des Amis du Moulin, parmi lesquels Léo Lelée qui réalisa de nombreux dessins de cet endroit, dont celui du mécanisme, encore visible aujourd'hui.



Daudet s'en inspira très largement dans les descriptions des Lettres de mon Moulin. L'auteur prétend même l'avoir acquis dans un acte de vente imaginaire, et c'est ici qu'il situe notamment le Secret de maître Cornille.




Le Moulin Ramet

Ce moulin surplombe le village et tourna jusque dans les années 1900.


Le Moulin Sourdon

Ce moulin aussi nommé le "Moulin tombé", il fut le premier à perdre son toit et ses ailes. Il fut restauré en 1958. C'est le plus ancien, il fut édifié en 1791.



Deux sortes de meules sont utilisées pour moudre le grain. La meule fixe appelé «dormante» ou «gisante», la meule mobile appelée «courante» ou «tournante».